Un nouveau nom de domaine, un nouveau serveur… un petit tour dans les coulisses de “Sous les Ondes” !

Avant la refonte, le site se trouvait à l’adresse https://tamicasireim.github.io, était hébergé (comme l’url l’indique) par GitHub. Il avait le doux nom de “La Tanière aux Milles Facettes”, référence à la multitude de sujet dont j’étais (et suis encore) intéressée et dont je suis susceptible de parler ici.

Quand La Tanière aux Milles facette devient… Sous les Ondes !

Le premier changement a été la décision de prendre un nom de domaine ! Des changements de solutions d’hébergement m’ont fait ouvrir les yeux sur la nécessité de souscrire un nom de domaine personnel qui pourra me suivre en tous temps et ainsi me permettre de laisser toujours mes créations aux même endroits.

J’ai longuement hésité sur le nom… En effet, “tamica.fr”, c’était trop pompeux à mon goût et “lataniereauxmillesfacettes.fr”… beaucoup trop long ! J’ai hésité à reprendre un très vieux nom de domaine que j’avais pu avoir “heavenghost.net”, que je n’avais au final jamais vraiment utilisé. Mais si ce nom sonnait plutôt classe aux oreilles du gamin de 12 ans que j’étais et qui lisait Samurai Deeper Kyo (dans ce shonen hyper chouette, “heavenghost” ou “le fantôme du paradis” est l’une des attaques d’un des héros, Akira), il tinterait aujourd’hui… “cringe”.

D’autres noms en anglais me sont venus, comme par exemple “lostcloud” qui n’était pas loin de gagner la première place dans mon coeur quand je me dis que quand même, un nom de domaine français pour un site qui va produire en grande majorité du contenu français, ben c’était quand même mieux.

De fil en aiguille est arrivé… “Sous les Ondes” ! Référence peu subtile au son, qui est quand même mon activité publiques principale sur le net en ce moment, côté un peu mystérieux, facile à écrire, facile à retenir… Adjugé vendu !

Pour souscrire au nom de domaine, je me suis tournée vers OVH. C’est fiable, c’est français, alors why not ?

Hébergement des fichiers et nouveau serveur

Fiction sonore oblige, il me fallait aussi pouvoir héberger un certain nombre de fichier et avec des liens directs, streaming audio oblige.

Je me suis décidé à me lancer dans l’aventure de l’administration d’un VPS ! Pour ceux qui me disent “Mais… Mais c’est quoi un VPS ?”, sans rentrer dans les détails, il s’agit plus ou moins d’une machine virtuelle reliée à internet. C’est grosso-modo comme un serveur mais en beauuuuucoup moins cher puisqu’un serveur peut héberger des dizaines de VPS.

J’ai pas mal hésité entre un VPS et un hébergement web tout simple qui est, très clairement, moins prise de tête. Finalement, le VPS a gagné a plat de couture : je voulais gagner cette expérience de l’administration d’un serveur, avoir plus de liberté quand aux services hébergés et la stack logicielle sur laquelle ils reposaient… De plus, si à un moment je décide de tenter l’auto-hébergement et d’enfin investir dans une Raspberry Pi (en plus ces temps-ci, chez moi, J’AI LA FIIIIIIIBRE !!! Joie ! Allégresse ! Voluptée !), je n’aurais qu’à faire une copie de mon VPS vers un serveur maison.

Le VPS de mes rêves devait :

  • être sous linux (je préfèrerais envoyer mes épisodes de fictions sonores par clé USB plutôt que d’utiliser un VPS sous windows)
  • être hébergé en France (you know, because loi renseignement and stuff ?)
  • avoir des caractéristiques adéquates (donc pas trop de RAM, dont je n’aurais sûrement pas besoin, une bande passante correcte…)
  • être pas trop cher (pour des raisons évidentes de sous)

Et après beauuuucoup de recherche, je l’ai trouvé : il s’agit de l’offre de base chez Proxgroup, pour 2€ par mois, j’ai le droit à 1 Go de RAM (bon okay, c’est de l’overkill total), 20 Go de SSD, une connexion de 50 mbits/s (même si en pratique, j’ai un meilleur débit que dans mon précédent VPS chez OVH). Bonus non négligeable : il s’agit d’une association de bénévoles, donc il y a le bonus sympathie.

Après un mois et demi avec ce VPS sous ArchLinux, je suis finalement passé sous Debian Stretch : sous Arch, un bug se produisait quand je rebootais le VPS, il ne pinguait plus et il fallait l’intervention du super support technique de Proxgroup pour résoudre le bug. J’en suis un peu triste car je suis un peu accro à pacman (le gestionnaire de paquets ArchLinux), mais j’avais la flemme de chercher le problème sous ArchLinux.

De GitHub Pages à mon VPS avec Nginx et automatisation du process avec make

J’avais prévu depuis un certain temps de partir de GitHub (son aspect de centralisation des projets open-source me dérange de plus en plus) et je viens d’enfin faire le premier pas pour cela en migrant mon blog Jekyll hébergé via GitHub Pages vers mon serveur personnel.

Mon VPS me sert de serveur git pour gérer le code source du site (un tuto tout simple de Digital Ocean sur le sujet (en anglais)). J’ai décidé de ne pas gérer l’aspect génération du site sur le serveur mais depuis mon PC pour ne pas à avoir à installer toutes les dépendances de Jekyll sur mon VPS.

Le déploiement du site après création du site est désormais géré par ce Makefile permettant de grandement faciliter le process.

# live preview du site
preview:
	jekyll serve --drafts --livereload

# génération du site dans le sous dossier _site
build:
	jekyll build

# génération du site et copie du site vers le VPS
deploy: build
	scp -r _site/. souslesondes.fr:/var/www/souslesondes/site/.

Côté configuration Nginx, rien de très sorcier… à l’exception de la ligne “try_files” qui demande à Nginx, dans le cas où un client demande une URL comme souslesondes.fr/articles/yolo, d’aller chercher le fichier souslesondes.fr/articles/yolo.html, qui est nécessaire par rapport à mes paramètres de réécriture d’URL de Jekyll :

server {

	root /var/www/souslesondes/site;

	index index.html index.htm index.nginx-debian.html;

	server_name souslesondes.fr;

	try_files $uri $uri.html $uri/ =404;
	# [...] certbot config

}

Et pour la suite ?

J’ai hésité de profiter de ce changement pour changer de générateur de site statique : Jekyll est très bien, mais, comme je n’utilise pas Ruby, ça me fait une grosse dépendance pour un seul service. A ce niveau là, Pelican serait un choix plus judicieux, vu qu’il est codé en python, que j’utilise déjà, notamment pour Certbot de Let’s Encrypt, qui gère le chiffrement de mon site. Mais s’il fallait choisir un mot pour résumer les raisons pour lesquelles je reste sur Jekyll (pour le moment) ce serait : la FLEMME.

Comme interface publique pour montrer au monde entier mes dépots git, je me lancerais sûrement dans une installation de CGit. En terme de design sexy, on a vu mieux, mais son côté minimaliste me plait !

J’aimerais également installer une instance de isso pour permettre à mes (extrèmement nombreux) visiteurs de me laisser pleins de commentaires remplis d’amour (car c’est bien entendu comme cela qu’internet fonctionne : avec bienveillance, toujours). J’écrirais sûrement un article de blog sur le sujet car beaucoup de gens utilisent disqus car ils trouvent l’installation d’isso compliqué. (Pour ma part, compliqué ou non… Ca a un nom de pokémon alors c’est bien. Objectivement. (isso = okéoké en Allemand))

Enfin, j’aimerais bien avoir un compteur de téléchargement des fichiers hébergés sur [https://uploads.souslesondes.fr], mais sans avoir à installer un wrapper autour des fichiers. Je pensais à un script analysant et concaténant des logs d’accès de Nginx, en comptant le nombre de requête GET par fichiers… mais l’affichage du lecteur audio HTML5 génère une requête GET, et écouter en disontinue l’épisode depuis ce dernier en génère encore plus ! Peut-être mettre un filtre sur le nombre de byte transmis au client ? Si vous avez des idées, je suis preneuse !

Bref, bonne nuit internet, bonne nuit…